Un grand merci à Charly Pommier, professeur d’expression artistique et plastique dans mon école de communication.
En effet, je connaissais déjà l’œuvre de Willy Ronis, mais c’est ce gentil Charly qui a réussi à me faire voir plus que des photos en noir et blanc.
A presque 100 ans, c’est ce 11 septembre dernier que l’artiste nous a quittés.
En quelques lignes, et quelques clichés, découvrez le jeune homme malicieux au regard d’enfant qu’était ce photographe humaniste.
Fils de Juif, né au pied de la Butte Montmartre, le petit Willy découvre l’art de la photographie dans le studio de son père, Roness, dans le 9ème arrondissement de Paris.
Avec ses rêves de compositeur, c’est tout d’abord vers le droit que W Ronis se penche. De retour de son service militaire en 1932, son père, malade, lui demande de l’aide au studio. Willy Ronis ne s’intéresse pas à la photographie conventionnelle mais plutôt aux expositions de photographie. Au décès de son papa, ils déménagent dans le 11ème.
Consacrant la plupart de son temps à photographier des manifestations, notamment du front populaire, c’est à cette époque qu’il découvre, SA touche personnelle : une certaine harmonie des mouvements de foule et la joie des fêtes populaires.
Suite à la Seconde guerre mondiale, on le trouvera dans Regards, Time ou Life. Belleville-Ménilmontant, Sur le Fil du Hasard ou Mon Paris sont les livres les plus importants de sa carrière.
Chevalier de la Légion d’honneur, Officier de l’ordre National du Mérite, Commandeur de l’ordre National du Mérite et Officier de la légion d’honneur, Willy Ronis est, et restera, un maître qui aura su marier des valeurs humanistes à un sens esthétique et poétique unique.

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